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06/11/2006

Arthus Bertrand : con, pensée "Carbone"

Tandis que la lutte pour le retour de la recette originale de la Triscotte continue, on apprend de source sûre que y'en a qui se foutent vraiment de notre gueule.

Je vous cite de nouveau un extrait du JT de France 2 du mardi 31/10/2006 (je ne les regarde pas très souvent, et heureusement, c'est source de tellement de réflexions, d'étonnements, que je n'aurais pas assez d'un blog pour en parler). Yann Arthus Bertrand était venu faire la promo de son émission Vu du ciel, diffusée le soir même en prime time (j'ai préféré revoir La vérité si j'mens 2).

Je me disais par devers moi qu'il était un peu gonflé ce type qui vient nous expliquer qu'il faut réduire nos émissions de carbone, qu'il faut changer notre mode de vie, faire des sacrifices quoi, alors que tout son fonds de commerce à lui (la Terre vue du ciel - je suis sûr que y'a un copyright sur l'expression), c'est justement l'usage de l'avion et de l'hélicoptère, mais aussi, de manière accessoire, les incessants voyages en avion avec son équipe.

Mais je suis évidemment un méchant cynique, parce qu'il donne lui-même la réponse à mon interrogation légitime :

"C'est la première émission au monde qui est compensée carbone [sic]. C'est-à-dire qu'on a calculé tout ce carbone dépensé par les billets d'avion [re-sic] et par les hélicoptères pour ne pas réchauffer la planète et on a fourni des fours au Cambodge pour essayer de réduire l'impact des déforestations".

J'avoue que je n'ai rien compris à cette histoire de fours au Cambodge. En quoi cela réduit les émissions de carbone ? Est-ce que ça ne dépend pas du combustible utilisé ?

Et quand je l'écoute, j'ai vraiment l'impression de passer pour un demeuré. Je veux bien faire des efforts comme me cailler les miches pour ne pas trop chauffer, mais j'aimerais que l'on me l'explique clairement le pourquoi du comment, pas qu'on me montre des ours faméliques et qu'on me dise, profitant de ma larme à l'oeil, c'est la faute au CO2 et donc la tienne, à toi téléspectateur.

Et j'aimerais aussi que ceux qui prônent les sacrifices pour les autres commencent par eux-mêmes. Ne pourrait-il pas arrêter de photographier depuis le ciel ? Prendre le train pour aller sur les lieux de reportage plutôt que l'avion ? Bref, sacrifier ce qui fait son succès pour le bien de la planète ? Là il commencerait à être un peu crédible...

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